
A continuación la letra de la canción La Corde Artista: Vii Con traducción
Texto original con traducción
Vii
Portrait banal d’un adolescent discret
Manu entre en terminal accompagné de ses secrets
Dans son survêt' Arsenal, pe-ra dans les écouteurs
Et le cartable aux couleurs de son équipe du Portugal
Pas grand chose d’original, juste une anecdote
Manu est tombé amoureux de l’un de ses deux meilleurs potes
Il opte pour le silence face à la stupidité
Mais subit le poids écrasant de la culpabilité
Dans sa sexualité solitaire introverti
Averti, les interdits feront de lui un inverti
Il se décide, franchit le cap
La riposte de son pote résonne encore comme une claque
La bulle éclate, la rumeur est blessante
Les murmures des couloirs deviennent très vite assourdissants
On s’insurge, on s’insulte, on en vient aux mains
Puis c’est la corde qui s’incruste comme un remède au lendemain
Et cette corde qui m’appelle, qui me fait de l'œil
«Le pédé» comme ils m’appellent, un pied dans le cercueil
Ne pleure pas, c’est pas la peine, déjà la vingtaine
Je marche les veines ouvertes quand la foudre se déchaîne
Et cette corde qui m’appelle, qui me fait de l'œil
«Le pédé» comme ils m’appellent, un pied dans le cercueil
Ne pleure pas, c’est pas la peine, ton avis je m’en passe
Ce que j’aime: je l’embrasse, ça n’a rien d’obscène
La vie suit son cours, il y a des hauts, il y a des bas
Chez les siens tous les jours sur ses ébats il y a débat
Ça ne parle pas d’amour mais de moral et de nature
Les parents de Manu, toujours dans la caricature
Créature au caractère quasi catastrophique
On reproche à son fils de ne pas être un hypocrite
D’avoir tombé le masque, de s’assumer enfin
Dans ce procès sans fin le jugement est une farce
Regardez-vous dans la glace, qui sont les vrais tordus?
Tous ces gros dégueulasses, donneurs de leçons de vertu
Et au taf c’est la même, l’atmosphère est pesante
Les parallèles et raccourcis ou bien toutes ces blagues écœurantes
Il perd son équilibre, tend l’oreille, entend le vide
Et la corde se balance, menaçante et solide
L’amalgame est facile: l’homo c’est l’abomination
L’hétéro se complaît si fier de sa domination
Et cette corde qui m’appelle, qui me fait de l'œil
«Le pédé» comme ils m’appellent, un pied dans le cercueil
Ne pleure pas, c’est pas la peine, déjà la vingtaine
Je marche les veines ouvertes quand la foudre se déchaîne
Et cette corde qui m’appelle, qui me fait de l'œil
«Le pédé» comme ils m’appellent, un pied dans le cercueil
Ne pleure pas, c’est pas la peine, ton avis je m’en passe
Ce que j’aime: je l’embrasse, tout ça n’a rien d’obscène
Ça s’propage en fait, c’est comme une maladie qui s’propage
Cette loi c’est la légalisation de la pédophilie
Ça n’est pas naturel
L’homosexualité est une abomination
A la sortie de l’usine, Manu décompresse
2012: l’homophobie se décomplexe
Et la droite est dans la rue, celle qui veut sauver la France
On manifeste, on chante pour réduire au silence
«Les pédés au bûcher»: ça n’a rien de bon enfant
Les murs et les poteaux ont des slogans ahurissants
Et si la haine est si fréquente, on s’y habitue pas
Manu fait quelques pas mais son indignation augmente
Il rejoint son mec à l’angle, il arrache une affiche
Trois types arrivent armés de matraque télescopique
Tout se complique, déluge d’injures et de coups
Tout va très vite, dans la panique Manu s'écroule
Frappé au sol, aussitôt c’est le trou noir
Allongé sur le trottoir, quasiment laissé pour mort
Cette fois ce n’est pas la corde qui aura le dernier mot
Dans trois jours on enterre Emmanuel Feliciano
Et cette corde qui m’appelle, qui me fait de l'œil
«Le pédé» comme ils m’appellent, un pied dans le cercueil
Ne pleure pas, c’est pas la peine, déjà la vingtaine
Je marche les veines ouvertes quand la foudre se déchaîne
Et cette corde qui m’appelle, qui me fait de l'œil
«Le pédé» comme ils m’appellent, un pied dans le cercueil
Ne pleure pas, c’est pas la peine, ton avis je m’en passe
Ce que j’aime: je l’embrasse, tout ça n’a rien d’obscène
Retrato banal de una adolescente discreta
Manu entra en la terminal con sus secretos
Con su chándal del Arsenal, pe-ra en los auriculares
Y la bolsa con los colores de su selección de Portugal
No muy original, solo una anécdota.
Manu se enamoró de uno de sus dos mejores amigos
Opta por el silencio ante la estupidez
Pero lleva el peso aplastante de la culpa
En su solitaria sexualidad introvertida
Advertencia, las prohibiciones lo convertirán en un invertido
Se decide, da el salto
La réplica de su amigo todavía suena como una bofetada.
La burbuja estalla, el rumor duele
Los murmullos de los pasillos rápidamente se vuelven ensordecedores
Nos rebelamos, nos insultamos, llegamos a las manos
Entonces es la cuerda que se incrusta como una cura para el mañana
Y esta cuerda llamándome guiñándome un ojo
"El maricón" como me llaman, un pie en el ataúd
No llores, no vale la pena, ya en tus veinte
Camino con las venas abiertas cuando se desata el rayo
Y esta cuerda llamándome guiñándome un ojo
"El maricón" como me llaman, un pie en el ataúd
No llores, no vale la pena, no me importa tu opinión
Lo que me gusta: La beso, no es obsceno.
La vida sigue, hay altibajos
En casa todos los días sobre sus payasadas hay debate
No se trata de amor, se trata de moral y naturaleza.
Los padres de Manu, todavía en la caricatura
Criatura casi catastrófica
Su hijo es criticado por no ser hipócrita
Haber dejado caer la máscara, para finalmente asumir
En este juicio interminable el juicio es una farsa
Te miras al espejo, quienes son los verdaderos retorcidos?
Todos esos gordos sucios que dan lecciones de virtud
Y en el trabajo es lo mismo, el ambiente es pesado
Paralelos y atajos o todas esas bromas repugnantes
Pierde el equilibrio, forza los oídos, escucha el vacío.
Y la cuerda se balancea, amenazante y fuerte
La amalgama es fácil: el homo es la abominación
El recto se enorgullece tanto de su dominio.
Y esta cuerda llamándome guiñándome un ojo
"El maricón" como me llaman, un pie en el ataúd
No llores, no vale la pena, ya en tus veinte
Camino con las venas abiertas cuando se desata el rayo
Y esta cuerda llamándome guiñándome un ojo
"El maricón" como me llaman, un pie en el ataúd
No llores, no vale la pena, no me importa tu opinión
Lo que me gusta: La beso, no es obsceno.
En realidad se propaga, es como una enfermedad que se propaga
Esta ley es la legalización de la pedofilia.
no es natural
La homosexualidad es una abominación.
Al salir de la fábrica, Manu se descomprime
2012: la homofobia se desinhibe
Y la derecha está en la calle, la que quiere salvar a Francia
Protestamos, cantamos al silencio
"Maricones en la hoguera": no es bueno niño
Las paredes y los postes tienen eslóganes alucinantes.
Y si el odio es tan frecuente, no te acostumbras
Manu da unos pasos pero su indignación aumenta
Se encuentra con su compa en la esquina, rompe un cartel
Llegan tres tipos armados con porras telescópicas
Todo se complica, diluvio de insultos y golpes
Todo va muy rápido, en pánico Manu se derrumba
Derribado al suelo, inmediatamente es el agujero negro
Acostado en la acera, casi dado por muerto
Esta vez no es la cuerda la que tendrá la última palabra
En tres días enterramos a Emmanuel Feliciano
Y esta cuerda llamándome guiñándome un ojo
"El maricón" como me llaman, un pie en el ataúd
No llores, no vale la pena, ya en tus veinte
Camino con las venas abiertas cuando se desata el rayo
Y esta cuerda llamándome guiñándome un ojo
"El maricón" como me llaman, un pie en el ataúd
No llores, no vale la pena, no me importa tu opinión
Lo que me gusta: La beso, no es obsceno.
Vii • 2007
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